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16/12/2020 : TokyoSession #5, Gwenola Ricordeau

16/12/2020 : TokyoSession #5, Gwenola Ricordeau

Gwenola Ricordeau en conversation avec Cédric Fauq à 18h sur Instagram (FR)

La chercheuse Gwenola Ricordeau et Cédric Fauq, co-commissaire de l'exposition Anticorps, poursuivent la série des #tokyosession avec un 5ème épisode consacré à l'abolition des prisons, ses imaginaires, et les liens que ceux-ci entretiennent avec les luttes féministes et queer.

Ces questions font échos à plusieurs interventions d'artistes au sein même de l'exposition Anticorps, et à leurs pratiques au sens large : Carolyn Lazard, Dominique Petitgand, Kevin Desbouis, Forensic Architecture et Ghita Skali. L'abolition du complexe carcéral industriel est aussi au cœur du travail de Jackie Wang, qui sur ce site internet présente le texte "Sentiment Océanique et Affect Communiste" et dont le premier livre Capitalisme Carcéral a été traduit en français en 2019 (Gwenola Ricordeau en signe la postface).

Gwenola Ricordeau est professeure assistante en justice criminelle à la California State University, Chico (États-Unis). Française installée aux États-Unis depuis trois ans, ses travaux portent notamment sur les proches des personnes incarcérées, la sexualité et le genre en prison et les contestations du système carcéral. Elle est notamment l’auteure de Pour elles toutes. Femmes contre la prison (Lux, 2019). Féministe et militante pour l’abolition du système pénal, elle écrit régulièrement sur les mouvements sociaux. Elle a récemment publié : « Mobilisations contre les « violences policières » : Autant en emporte le vent réformiste ».

Cette conversation fait écho au mot clef "toucher" de l'exposition.

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Gwenola Ricordeau, Gwenola Ricordeau
Gwenola Ricordeau, avec Cédric Fauq, TokyoSession #5
Gwenola Ricordeau, avec Cedric Fauq TokyoSession #5

La chercheuse Gwenola Ricordeau et Cédric Fauq, co-commissaire de l’exposition Anticorps, poursuivent la série des Tokyosession avec un 5ème épisode consacré à l’abolition des prisons, ses imaginaires, et les liens que ceux-ci entretiennent avec les luttes féministes et queer.

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09/12/2020 : TokyoSession #4, Koki Tanaka

09/12/2020 : TokyoSession #4, Koki Tanaka

Koki Tanaka en dialogue avec Adélaïde Blanc à 18h sur Instagram (EN)

L’artiste Koki Tanaka et Adélaïde Blanc, co-commissaire d’Anticorps, poursuivent la série des #tokyosession avec un 4ème épisode consacré au film ABSTRACTED/FAMILY (2020). Celui-ci est présenté au sein de l’exposition collective, dans une section où les œuvres interrogent les liens qui nous unissent et envisagent d’autres formes de proximité.

La genèse du film, sa préparation et sa réception sont quelques-unes des étapes du projet qui permettent d’échanger sur la définition de la famille, sur l’éloignement comme forme de résistance à la discrimination, ou encore sur le rôle de l’intimité dans la formation d’une communauté ou d’un groupe.

Koki Tanaka, Koki Tanaka, ABSTRACTED/FAMILY (version monocanale), 2020, extrait
Courtesy de l’artiste, Vitamin Creative Space (Guangzhou), Aoyama Meguro (Tokyo)
Koki Tanaka, Koki Tanaka, ABSTRACTED/FAMILY (version monocanale), 2020, extrait
Courtesy de l’artiste, Vitamin Creative Space (Guangzhou), Aoyama Meguro (Tokyo)
Koki Tanaka, Interview de Koki Tanaka par Adélaïde Blanc
Koki Tanaka, Interview de Koki Tanaka par Adélaïde Blanc
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02/12/2020 : TokyoSession #3, Kevin Desbouis

02/12/2020 : TokyoSession #3, Kevin Desbouis

Kevin Desbouis en dialogue avec Cédric Fauq à 18h sur Instagram (FR)

Cédric Fauq, co-commissaire d’Anticorps, poursuit la série des #tokyosessions avec l’artiste Kevin Desbouis qui, à l'occasion de l'exposition, a élaboré plusieurs interventions : Song of Songs, 2020 ; Untitled (CCMCastaner), 2020 ; ainsi que Untitled (Acedia), 2020. 

Ces œuvres, de natures diverses (performance, tatouages, sculptures et poésie), développent toutes un rapport particulier à la peau, un des mots clefs de l'exposition. Convoquant un dessin de Christophe Castaner, le personnage Malicia de X-men, ou encore des confettis de "Reveal Gender Party", Kevin Desbouis avale et recrache incessamment des sources variées dont les oeuvres se font des miroirs déformants ou des reconfigurations déstabilisantes.

A la suite de la conversation, Consolation Prize (2020), une vidéo inédite de l'artiste, sera mise en ligne sur cette page, ainsi que sur l'Instagram du Palais de Tokyo et sa chaîne Youtube. Sera aussi mis à disposition le poème Song of Songs (2020) en français et en anglais, sous la forme d'un PDF téléchargeable, sur cette même page.

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Kevin Desbouis, to be abducted, 2020
Kevin Desbouis, to be abducted, 2020
Kevin Desbouis, Consolation Prize, 2020
Kevin Desbouis, Consolation Prize, 2020

L’étrange posture prise par deux flamants roses essayant de nourrir le même petit est mise en boucle tandis qu’en arrière-plan résonne un son et une voix extraits du ”Portrait de Dorian Gay’’, une adaptation pornographique des années 70 du Portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde. Le résultat prend la forme d’un moment fugitif sur l’amour, ses confusions, et ce bref instant de lucidité où l’on réalise que l’on est peut-être le seul auteur d’une situation impossible

Kevin Desbouis, avec Cédric Fauq, TokyoSession #3
Kevin Desbouis, avec Cédric Fauq, TokyoSession #3

Pour ce troisième TokyoSession, Cédric Fauq, curator de l’exposition « Anticorps » au Palais de Tokyo, invite l’artiste Kevin Desbouis à discuter autour d’un des thèmes fort de l’exposition : la peau.

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25/11/2020 : TokyoSession #2, Ghita Skali

25/11/2020 : TokyoSession #2, Ghita Skali

Ghita Skali en dialogue avec Cédric Fauq à 18h sur Instagram (FR)

Cédric Fauq, co-commissaire d’Anticorps, poursuit la série des #tokyosessions avec l’artiste Ghita Skali qui présente Ali Baba Express Episode 3 (2020) au sein de l’exposition. 

Au prisme d'un des mots clefs de l'exposition : Frontières, il s'agira de revenir sur la production de cette œuvre, mettant en lumière son contenu politique, humoristique et son aspect formel. A l'issu de la discussion, le film The Hole's Journey (2020) de Ghita Skali, dont il sera aussi question lors du Instagram Live, sera mis en ligne sur cette page et disponible de 18h30 à minuit exclusivement.

La captation de la conversation sera mise en ligne sur cette page dès le lendemain.

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Ghita Skali, Authority Hole, 2020, carte mentale
Ghita Skali, Authority Hole, 2020, carte mentale
Ghita Skali, avec Cédric Fauq, TokyoSession #2
Ghita Skali, avec Cédric Fauq, TokyoSession #2

Pour ce second TokyoSession, Cédric Fauq, curator de l’exposition « Anticorps » au Palais de Tokyo, invite l’artiste Ghita Skali à discuter autour d’un des thèmes fort de l’exposition : la frontière.

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18/11/2020 : TokyoSession #1, A.K. Burns

18/11/2020 : TokyoSession #1, A.K. Burns

A.K. Burns en dialogue avec Daria de Beauvais à 18h sur Instagram (EN)

Daria de Beauvais, co-commissaire d’Anticorps, inaugure le programme des #tokyosession avec l’artiste A.K. Burns qui présente deux sculptures dans l’exposition : Marianne Deludes the World (2020) et Pitch Black Dry Sack (2019). 

La pandémie actuelle, les élections présidentielles américaines ou la figure de David Wojnarowicz seront quelques sujets évoqués lors de cette discussion, dont le fil directeur est l’idée de soulèvement, un des mots clés de l’exposition Anticorps : comment des corps perméables à leur environnement répondent-ils aux menaces qui les guettent ? De postures défensives en postures offensives, les stratégies qu’ils adoptent se dévoilent dans des œuvres témoignant d’une violence – latente ou manifeste – qui leur est infligée. Réunis par la nécessité de faire front face à l’urgence d’un monde extérieur à l’hostilité grandissante, ces corps morcelés lancent un appel à la résistance collective.

A.K. Burns, Survivor’s Remorse, 2018. Vidéo, HD couleur, son stéréo, 20’11”.
Courtesy de l’artiste et Michel Rein (Paris/Bruxelles).
A.K. Burns, Survivor’s Remorse, 2018. Vidéo, HD couleur, son stéréo, 20’11”.
Courtesy de l’artiste et Michel Rein (Paris/Bruxelles).

« Survivor’s Remorse [Le remord des survivants] est une installation vidéo qui examine la valorisation de diverses formes de vitalité — non seulement des vies, mais aussi des résidus matériels des vies — en particulier grâce à une économie artistique fondée sur la mythologisation des artistes. 

Cette œuvre a été créée en réponse à l’expérience d’être invité.e dans les archives des Harvard Art Museums pour étudier une série d’œuvres photographiques de David Wojnarowicz. J’étais là sur invitation pour répondre — d’artiste à artiste — à un fossé générationnel et situationnel. Mais ce qui nous sépare le plus, David et moi, c’est sa mort prématurée. Selon toute vraisemblance, nos chemins queer auraient dû se croiser. C’est un fait sur lequel je réfléchis trop souvent ; toute une génération manque aux expériences de ma génération. Le traumatisme se précipite bien au-delà de son sommet. 

C’est dans cet environnement stérile, uniformément éclairé, ganté de blanc, à l’intérieur de ce sarcophage méticuleusement préservé, que je vois les restes de David. Ses images d’une société qui valorise son corpus artistique plus qu’il n’a apprécié son corps. Survivor’s Remorse considère la manière dont l’art comme le corps sont maintenus ainsi que les influences sociopolitiques qui créent un gouffre entre la valeur des choses et des personnes. » A.K. Burns

A.K. Burns avec Daria de Beauvais, TokyoSession #1
A.K. Burns avec Daria de Beauvais, TokyoSession #1

Pour cette première TokyoSession, Daria de Beauvais, co-commissaire de l’exposition Anticorps au Palais de Tokyo, invite l’artiste A.K. Burns à discuter autour d’un des thèmes fort de l’exposition : le soulèvement.